Le Monument aux Morts

Inauguré le 2 octobre 1921, le monument aux morts est devenu une stèle symbolique du paysage cérillois. Il illustre le souhait et la volonté de la commune de Cérilly, à l’image de l’immense majorité des communes françaises, d’honorer ses enfants tombés entre 1914 et 1918.

La statue « La victoire en chantant », est une œuvre en bronze de sculpteur français Charles Edouard Richefeu. Cette belle statue a été retenue par un peu moins de cinquante autres communes françaises, mais sa présentation à Cérilly est unique. Vincent Bougerolle, architecte à Montluçon, propose en effet de l’installer sur un piédestal, lui-même adossé à un obélisque surmonté de la Croix de Guerre 14/18. La réalisation du piédestal et de l’obélisque a été confiée au tailleur de pierre, Pierre Brossial.

L'église Saint-Martin

Eglise, à la fois romane et gothique, dont la construction a commencé au début du XIIème siècle pour se poursuivre jusqu’au XVème siècle. Si la nef composée de cinq travées et flanquée de bas-côtés, le transept et le chœur sont édifiés tout au long du XIIe siècle, les quatre chapelles latérales ne font leur apparition qu’au XVème siècle.
Au XIXème siècle,  l’ajout d’une chapelle au nord et d’une tourelle d’escalier donne à l’édifice sa forme actuelle.
L’église est inscrite aux Monuments Historiques par arrêté le 8 mai 1933.

A l’intérieur de l’église, la cuve baptismale à godrons (motif d’ornementation en forme de moulure creuse ou saillante) date de 1669 et repose sur un piédestal représentant quatre enfants.
Les peintures murales sont du XIXème siècle.
Parmi les vitraux, certains sont l’œuvre d’Henri Guérin et d’Alain Gautier dont 2 sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques.

L’église abrite également une admirable mise au tombeau en calcaire de 1691 dont les personnages sont de grandeur nature.
Ce sépulcre montre huit personnages : Joseph d’Arimathie et Nicodème soulevant le Christ dans son linceul, Saint-Jean soutenant la Vierge, trois saintes femmes et le donateur de l’œuvre, Pierre Lécuyer, archiprêtre de Hérisson et curé de Cérilly, représenté agenouillé.
Cette mise au tombeau est classée aux monuments historiques.
Pour lire ce qu’écrit Georges Bodard, historien et érudit Cérillois, dans le bulletin de la Société d’Emulation du Bourbonnais en 1911, à propos de ce sépulcre, cliquez ici.

Mais, l’intérêt majeur de l’Eglise Saint-Martin réside dans son curieux clocher à trois étages placé sur la croisée du transept.
Le 1er étage, édifié au XIIème siècle et de style roman, forme une base carrée qui supporte le 2ème étage octogonal et de style gothique datant de la fin du XIIIème siècle.
Pour couronner le tout, une flèche de charpente à huit pans est installée en 1646-1648 après l’effondrement de l’aiguille en pierre lors d’une tempête en 1645.
Visible d’assez loin, il est l’un des plus beaux de la région.
Le clocher est classé aux Monuments Historiques par arrêté du 30 décembre 1913.

Le château de la Bruyère l’Aubespin

Construit à la fin du XIIIème siècle en bordure de la forêt de Tronçais, au lieu-dit « La Breure » à quelques kilomètres du bourg de Cérilly, le château de la Bruyère-l’Aubespin abrita le siège de la châtellenie de « La Bruyère-l’Aubespin et Cérilly » chargée de gérer et surveiller la forêt de Tronçais. Cette châtellenie fût l’une des 17 que comptât le duché du Bourbonnais jusqu’à la Révolution Française de 1789.

Ce château fortement endommagé pendant la guerre de 100 ans au XIVème siècle, fût définitivement détruit pendant les guerres de religion qui opposèrent catholiques et protestants pendant la seconde moitié du XVIème siècle, et plus particulièrement lors de la mise à sac de Cérilly par les protestants en 1568. Suite à la ruine du château, le siège de la châtellenie fût transféré à Cérilly à la fin du XVIème siècle.

Les quelques vestiges restants n’ont rien de spectaculaire et l’histoire du château de la Bruyère-l’Aubespin est fort méconnue même de la population locale.
Revivez l’histoire du château de la Bruyère-l’Aubespin dans l’article « Les notices historiques sur le château et la châtellenie de la Bruyère-l’Aubespin et sa fonction forestière » rédigé par Jean-Pierre MOLENAT et publié en 2011 dans le bulletin n°56 de la Société des Amis de la Forêt de Tronçais.
Télécharger le document historique au format pdf en cliquant ici.

Le Musée Charles-Louis Philippe

La maison natale de Charles-Louis Philippe abrite depuis 1937 un musée consacré à la vie et à l’œuvre de l’écrivain (1874-1909), auteur notamment de « Bubu de Montparnasse », « Le Père Perdrix », « La Mère et l’Enfant », « Dans la Petite Ville », … C’est une petite maison à la façade étroite, élevée sur 2 étages et encastrée entre 2 autres bâtiments.
Ce musée, restauré en 1994 et labellisé « Maisons des illustres » en 2012 par le ministère de la Culture, respecte l’atmosphère de la maison où Charles-Louis Philippe a vécu jusqu’à l’âge de 22 ans.

 

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder au site web dédié à l’écrivain cérillois.

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